Cinéphile m'était conté ...

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Cueillette de vieux films (Avril/1)

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Strangers in the night (Anthony Mann, 1944)
De retour de la guerre, un soldat se rend à la rencontre d'une jeune femme dont il est tombé amoureux en échangeant des lettres et sans l'avoir jamais vue. L'un des premiers films d'Anthony Mann, d'une durée inférieure à une heure, qui installe une atmosphère gothique dans ce film noir qui rappelle Hitchcock (le verre de lait) et Laura de Preminger. Malgré une certaine prévisibilité de l'intrigue et un dénouement bâclé, cette oeuvre ne dépare pas dans l'impressionnante carrière d'Anthony Mann.

 

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L'anneau de mariage (Konyaku Yubiwa, Keisuke Kinoshita, 1950)
Chaque week-end, Mme Kuki se rend au chevet de son mari malade de la tuberculose, dans une villa au bord de mer. Elle est immédiatement attirée par un nouveau médecin. Pudeur, délicatesse, sensibilité : toutes les qualités du cinéma de Kinoshita sont à l'oeuvre dans cette description d'un amour impossible. La douceur de ton se confronte à une sensualité latente. Kinoshita n'a pas la même maîtrise que certains des réalisateurs de son époque, à commencer par Naruse, et son scénario ne parvient pas à surprendre mais le film possède de nombreux passages touchants et surtout une égale empathie envers ses trois principaux protagonistes. Toshiro Mifune, immense acteur, est comme toujours remarquable.

 

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La chance d'être une femme (La fortuna di essere donna, Alessandro Blasetti, 1956)
Une vendeuse est prise en photo à son insu et fait la une d'un magazine. Alessandro Blasetti réalise une comédie très italienne et finalement assez anodine sur les milieux bourgeois romains où le paraître est plus important que l'être. Le chassé croisé amoureux entre Sophia Loren et Marcello Mastroianni, un temps amusant, se perd dans d'inutiles circonvolutions. Beaucoup trop dialogué, le film semble en pilote automatique la plupart du temps faisant confiance à raison au charisme de ses deux interprètes principaux.

 

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Le dernier sou (André Cayatte, 1946)
Un directeur d’agence financière malhonnête tente d’escroquer un cycliste amateur qui entame une liaison avec sa secrétaire, amie d'enfance. Tourné par Cayatte en 43 pour le compte de la firme allemande Continental (comme nombre de films français de l'époque devenus des classiques), Le dernier sou, connu aussi sous le nom de La merveille blanche, n'est sorti qu'en janvier 1946. On y retrouve une atmosphère très noire et cynique, proche de celle du Corbeau, dont le scénariste a ici signé les dialogues. Très bon film où, aux côtés d'une excellente Ginette Leclerc, Noël Roquevert rafle la mise dans un rôle de canaille absolue sans aucune morale.

 

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En ces jours là (In jenen Tagen, Helmut Käutner, 1947)
Une automobile allemande raconte son existence de 1933 à 1945. Le destin de ses propriétaires est évoqué chronologiquement à travers de 7 de ses propriétaires : juifs, artistes, soldats, réfugiés... Ces vignettes ont pour but de montrer les vies de gens ordinaires que le régime nazi (jamais nommé) et la guerre ont bouleversé. Malgré son caractère allusif et souvent elliptique et ses partis pris, le film est intéressant dans ce qu'il montre d'une Allemagne à terre qui n'aspire qu'à la reconstruction et à l'espoir.



06/04/2015
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