Turbulences d'enfance (Mon bel oranger)
Zezé est un enfant pauvre, battu, turbulent et rêveur. Même sans connaître le célèbre livre de Vasconcelos dont il est adapté, on devine la fidélité du film de Marcos Bernstein au texte et à son esprit. Et sa prudence, aussi, pour éviter le mélodrame. Du coup, Mon bel oranger est parfois trop esthéthisant et onirique, bien plus convaincant quand il revient au réalisme. On pense, un peu, au Truffaut des 400 coups et à Comencini, maître toutes catégories des oeuvres liées à l'enfance. Malgré ses défauts, Mon bel oranger séduit par sa tendresse et sa reconstitution léchée d'un coin déshérité de la province du Minas Gerais. L'émotion l'emporte sur la niaiserie qui menace parfois, très largement.
Mon bel oranger est sorti en salles le 21 août. Il est disponible en VOD.
A découvrir aussi
- Une farce contre l'homophobie (La parade)
- Cocktail avec otarie (Queen of Montreuil)
- Traumatisme et psychanalyse (Jimmy P.)
Inscrivez-vous au blog
Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour
Rejoignez les 51 autres membres