Cinéphile m'était conté ...

Cinéphile m'était conté ...

Défilé de vieux films (Mars/1)

Un brave garçon (Slavnii malii), Boris Barnet, 1943

Des partisans, installés en pleine forêt,  près de Novgorod, cherchent à détruire un aérodrome clandestin nazi. Appelé parfois Les hommes de Novgorod, le film ne vaut pas les longs-métrages de la première partie de la carrière de Boris Barnet, notamment ceux de la période du muet. Entre comédie, romance, drame et combats aériens, le cocktail est assez peu convaincant, avec un pilote français parachuté et un chanteur lyrique débarqué de nulle part, au milieu des partisans. Ce qui implique un certain nombre d'intermèdes musicaux pour le moins incongrus. La censure soviétique ne délivra pas de visa de sortie au film, jugé "trop peu sérieux." Il ne fut projeté à Moscou qu'en 1992.

 

Naktibalda, Arunas Zebriunas, 1973

Le petit Domas transcende la réalité de ses rêves. Et il dort beaucoup, en particulier à l'école. Tourné 4 ans après La belle, son film majeur, le lituanien Arunas Zebriunas plonge à nouveau dans le monde de l'enfance. Mais cette fois, les adultes sont davantage présents, notamment les parents de Domas, bien mal assortis, une enseignante et même un général. Naktibalda un film charmant, un peu inoffensif, qui exalte la pureté de la jeunesse, la liberté de rêver et, un peu, la vanité de ceux qui détiennent l'autorité. Un message caché dans l'URSS des années 70 ? Qui sait ?

 

Un jeune homme sévère (Strogiy yunosha), Abram Room, 1935

Un jeune homme, pénétré de l'idéal communiste, discute de la construction d'une nouvelle société et tombe amoureux de la femme d'un chirurgien. Le film a été interdit pendant près de 40 ans, pour son caractère "pernicieux" et ses réflexions oiseuses sur l'égalité sociale. Ce sont plutôt les déficiences techniques que l'on remarque, le passage au parlant n'y étant guère digéré. Le découpage est désastreux et l'interprétation mécanique. Ne parlons pas du scénario, ou de son absence, qui se limite à des ratiocinations fastidieuses sur les façon d'améliorer les bienfaits du socialisme. Il semble que Abram Room, dans ce film ukrainien, ait voulu injecter une bonne dose d'humour, comme dans la scène de rêve où un athlète lance des tartes à la crème sans discontinuer, à la façon d'un discobole. Ce n'est pas drôle mais consternant.

 

 

 



10/03/2021
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 51 autres membres