La maison de verre (Family Therapy)
Le troisième long métrage de la réalisatrice slovène Sonja rappelle, par son ton glacé, les premiers films de Yórgos Lánthimos ou, dans une moindre mesure, Parasite, sans oublier un thème de départ qui évoque le Théorème de Pasolini. Aliocha Schneider, qui incarne l'intrus dans la maison des "nouveaux riches", avec ses larges baies vitrées donnant sur la forêt, est d'ailleurs excellent, sorte d'ange rédempteur, quoique pétri d'une douce ambiguïté. Le problème de Family Therapy ne se situe pas sur l'aspect visuel, très travaillé et flatteur pour l’œil, ni dans son accompagnement musical, baroque moderne, si on souhaite le caractériser, mais davantage dans son écriture, qui engage assez peu à pénétrer dans cette famille dysfonctionnelle à l'oisiveté et à l'inutilité confondantes. C'est une satire sociale, on l'a bien compris, avec quelques symboles évidents (le verre qui se craquelle, la famille étrangère, la biche) censés apporter un peu d'étrange, voire d'absurde, à un scénario en définitive peu étoffé. On se raccroche alors aux différents personnages et à leur singularité, chacun d'entre eux ayant droit à une esquisse de développement, mais restant réduits à l'état de portrait, sans véritablement participer d'une intrigue générale qui patine plus qu'elle ne progresse, sur une durée de 2 heures, quelque peu excessive, quant à son contenu.
La réalisatrice :
Sonja Prosenc est née en 1977 à Slovenj Gradek (Slovénie). Elle a réalisé The Tree et History of Love.
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